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Aÿ 2012 : un problème financier résolu

Finale du solo

Face à Thierry Van Houtte, Michel Vanobost a emporté son premier tournoi individuel

À l’heure d’une actualité marquée par la crise financière de plusieurs pays d’Europe ou encore le choix des recettes et dépenses de la France, les cruciverbistes du Grand prix Eskimos open n’ont pas fait l’économie du « Casse-tête budgétaire » proposé par votre serviteur, dimanche matin à la salle polyvalente d’Aÿ. Des lettres à trouver relatives à des chiffres :  voilà qui a donné lieu à de beaux règlements de compte et quelques surprises. PLEURENT ou PLEUVENT ? RIGUEUR ou VIGUEUR ? Le choix de la bonne solution au croisement — qui a notamment décidé du palmarès — n’était pas évident  et a valu un débat animé  à l’heure de la traditionnelle rencontre d’après-épreuve entre l’auteur et les joueuses et les joueuses. Sans doute est-ce aussi cela un festival ? Les Belges Thierry Van Houtte a pris le première place, Jean-Claude Gouy la deuxième et Michel Vanobost la troisième, alors que trois dames sont entrées dans le Top 8 et le tournoi SOLO dont une (Martine Besset, pour la première fois).

Dans la foulée, les cruciverbistes ont planché l’après-midi sur des grilles rassemblées sous le même sujet : »Scènes de ménages » ou « Ah la famille », inspirées en particulier par nombre d’émissions courtes actuelles de la télévision.

À ce jeu-là Michel Vanobost a pris le meilleur sur Thierry Van Houtte en finale des joutes individuelles, ainsi que la paire Christian Boccon et André Counson sur l’équipe Marie-Paule Cierniak et Nadia Chasseigne, en finale du tournoi duo. Des parties hautement spectaculaires basées sur de drôles d’énigmes illustrant des saynètes de la notre vie quotidienne.Le public n’aura pas regretté le détour qu’il aura fait à la salle agéenne à l’heure de la promenade dominicale,

Cette rencontre entre compétiteurs et compétitrices aura bel et bien clôturé ce millésime 2012 du Festival des mots-croisés d’Aÿ, lequel avait commencé par une animation fort suivie ma foi (sur la place la Mairie).

Rendez-vous pour d’autres manifs lors des années futures.

• l’album photo du festival

une grille des tournois

une vidéo des quarts duo

• les définitions de la question complémentaire de la grille d’inscription




8 et 9 septembre 2012 : Vacqueyras à « Lapointe » de l’humour

Résolution collective à l'ombre des platanes

Résolution collective à l’ombre des platanes

Après Georges Brassens, place à l’un des ses « copains d’abord » . Le Grand Prix Eskimos «  »open » qui a ouvert le samedi matin  « Les Croisés de Raimbaud de Vacqueyras » a rendu hommage à Boby Lapointe. Pourquoi lui ? Parce que 2012 marque le 90e anniversaire de la naissance et le 40e anniversaire de la mort  de l’illustre auteur-compositeur-interprète de Pèzenas (1922-1972), maître des calembours, contrepèteries et autres allitérations, mais aussi un vrai poète de Languedoc (en un seul mot). Le choix d’une telle toile de fond pour l’éngime a pu surprendre au départ les cruciverbistes francophones présent(e)s, mais ne les a certes pas dérouté(e)s puisque jamais, dans une rencontre du genre, la proportion de grilles sans faute ou complètes ne s’est avérée aussi forte. Comme toujours, l’essentiel était en effet moins de connaître le père de « Framboise (et avanie) » que de déjouer les tournures et fausses pistes imaginées par l’auteur « d’exquis mots ». Le titre d’un des disques du seul chanteur français ayant été sous-titré dans un film en français est :  « Comprend qui veut ou… qui peut' » ; il y eut sans doute aussi un peu de ça à Vacqueyras, patrie du troubadour Raimbaud.

Le parti d’en rire

Au-delà du chanteur piscénois, c’est l’humour français qui a été honoré tout au long du festival. Parallèlement au Grand Prix « open », les équipes du Grand Prix Eskimos « Gens du Pays » ont planché pour leur part sur les « Émissions comiques au programme » (de la télé, NDLR) cependant que les qualifiés pour les tournois sur tableaux du dimanche ont revisité les grands classiques des one man shows hexagonaux.

Chez les zélés fans du « parti d’en rire », c’est Bernard Philippet qui a emporté les joutes individuelles, la paire Jean-Claude Faure-Alain Kueny qui a confirmé son titre local sur tables et l’équipe Georges Flambard-Christian Boccon le tournoi « Duo ».

Le samedi après-midi, les festivaliers attitrés et gens de passage se sont associés pour résoudre les grande et petites grilles proposées par votre serviteur, à l’ombre des platanes du cours Stassart. Entre les compétitions pour les « Eskimos » et les jeux sans jeu pour tous, les Croisés de Raimbaud aux lauréats desquels la  Société de Lecture a offert cette année un olivier — en hommage à l’ancienne présidente Simone Darut, disparue en 2011 — ont ainsi une nouvelle fois prouvé leur enracinement local. Et leur volonté de grandir.

En plus :

le palmarès complet du festival de Vacqueyras 2012.

• un choix de définitions de la question complémentaire de la grille d’inscription.

une grille des tournois.

l’album photo.

• la vidéo.





Sur le droit chemin à Courbevoie

Réflexion collective près du Magic Mirror

Jean Rossat  a voulu donner ses lettres de noblesse aux mots-croisés les 12 et 13 mai, lors de la troisième édition du Festival des Mots libres à Courbevoie. Entre les artistes des mots que sont les écrivains, les conteurs voire les slameurs, ou encore leurs joueurs (comme les amateurs de Scrabble ou de pendu), le verbicruciste de Haute-Savoie — précurseur des rencontres publiques en Cruciverbie francophone — a œuvré pour les grands et jeunes cruciverbistes. Aux premiers, il a proposé le samedi après-midi la résolution collective d’une grille de 600 cases, réalisée spécialement pour la circonstance et intitulée : « Détours dans Courbevoie ». Guidé par cet auteur venu d’ailleurs, le public courbevoisien toujours plus nombreux d’année en année au parc des Pléiades (comme s’il se passait le mot) s’est amusé à chercher aux croisements de grands noms (des arts, de l’économie ou de l’histoire) et quelques hauts faits ou ouvrages locaux. Les participants(e)s associé(e)s ont ainsi pu joindre l’utile (la révision de leur histoire) à l’agréable (la pratique commune et conviviale des mots-croisés) en disant librement leur mot, ce qui est bien le but de cet événement littéraire qui a trouvé son style et son audience.

Pour les adeptes en herbe (32 élèves de 5e des collèges de la cité sélectionnés lors d’un exercice sur papier dans les salles de classe), il a mis sur pied comme en 2011 à l’Ancienne Mairie, un tournoi sur tableaux. Suivie par les parents, camarades ou simplement les curieux, cette joute a donné lieu à des rencontres vivantes autant que riches en émotion. Les huit  grilles de la série consacrée aux « Métiers de la parole » ont toutes été résolues, à l’exception de celle des finales qui n’a été trouvée complètement que par les vainqueurs de la petite finale. La difficulté de celle-ci était au 1 horizontal. Le mot à trouver était : SLAMEUSES », en l’honneur de Grand Corps Malade qui est arrivé dans les lieux au moment de la remise des prix, avant de se produire plus tard sous le Magic Mirror, en conclusion de la manifestation.

Les mots-croisés appartiennent moins au royaume des jeux qu’à la république des lettres, pense l’auteur invité du Festival des Mots libres. Dans ce cas, Courbevoie en serait une autre belle capitale.

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