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Le parallèle ski alpin//mots croisés

Les concurrents français bons mais moins compétiteurs que les Belges.

À chaque J.O., c’est le même refrain ! Les médias et l’opinion tirent non sur le biathlon mais sur le ski alpin dont les mauvaises performances apparentes, toutes épreuves confondues, auront fait tache dans un contexte proprement euphorique.

En réalité, cette mauvaise humeur ambiante anti-alpine est infondée.  Combien de personnes mécontentes mettent leurs enfants au ski-club du coin, combien de médias du service public, gratuits, relayent les slaloms, géants, super-G et descentes du cirque blanc en dehors du show-snow olympique ?

Si l’on veut des résultats, il faut s’en donner les moyens ! Diffusons toutes les courses de coupe du monde à la télé comme le font nos voisins et amis helvètes ; adonnons-nous au ski plus pour la compétition, moins pour le loisir. Et les chronos sportifs vont tout naturellement s’améliorer.

On joue comme on aime

En somme, c’est comme pour les mots croisés. Le parallèle est frappant. Depuis plusieurs décennies, pour mettre sur pied aux détours de l’Hexagone mon  » cirque blanc et noir » à moi, j’en suis venu à établir la comparaison  entre les rencontres athlétiques et cérébrales. Ici comme là, les succès vont à ceux qui sont les plus structurés en compétiteurs : les Suisses en ski alpin, les Belges en mots croisés, qui monopolisent les premières places.

En France, nous faisons beaucoup de choses à loisir. C’est bien ; mais si nous voulons plus, imitons plutôt nos voisins en se structurant en clubs et en jouant plus pour la gagne. Au lieu de restreindre les vivres et de se décourager pour cause de mauvais résultats, tentons le contraire ;  emplissons-nous d’énergie, prenons notre élan et les performances suivront.

Cela évitera de se dépenser en des complaintes répétitives et stériles.