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Le 7 mars à Talence, retiens la Nuit

boisJean Rossat est de permanence nocturne ce vendredi 7 mars 2014 à Talence en Gironde. De 20 h à 23 h, il va animer des mots croisés dans le cadre de la Nuit de la Nuit organisée à la médiathèque Castagnéra. En ce moment peu ordinaire, le public va pouvoir résoudre collectivement, parfois en se livrant à de petits matchs entre des groupes, une série de grilles sur le « sujet du jour ». Invité à venir avec sa frontale ou sa lampe de poche, il devrait être assez équipé pour faire toute la lumière sur les énigmes placées entre les cases noires par le verbicruciste haut-savoyard. À défaut, il pourra lui demander des éclairages particuliers, cependant que d’autres attractions sont à l’affiche, en compagnie de l’association astronomie Gironde 33, l’école du spectacle, le SCRIME, Colette Migné, Kati Haschert, Nicolas Vargas et Rosa Palomino, l’Impromptu dissonant, la compagnie des Petites secousses, l’école municipale de musique, ACT, le forum et le service culturel.

Cette manifestation ponctue un ensemble d’autres rendez-vous programmés sur le sujet de la Nuit, depuis le mois de janvier à la médiathèque, ainsi que dans les maisons de retraite et au Dôme.




Histoire des mots croisés : les premières publications françaises

Si l’on a pu célébrer en 2013 les 100 ans des premiers mots croisés publiés en anglais (le 21 décembre 1913 dans un journal de New York), on pourra fêter en 2014 les 90 ans de la première grille publiée en français (en  novembre 1924 dans le Dimanche illustré, sous le nom de « Mosaïque mystérieuse »), un exercice cérébral qui va d’emblée connaître le succès et se développer, de ce côté-ci de l’Atlantique.

Un texte de l’exposition réalisée par Jean Rossat, pour les festivals d’Is-sur-Tille (1995) et de Blagnac (1996) dit :

« L’essor est tel que naissent les premières publications spécialisées. Tristan Bernard signe chez Grasset l’album de L’Éléphant (de la forme que dessinent les cases noires en couverture), « un volume cartonné toile avec un crayon Conté » qui est en fait le premier recueil de mots croisés : « 50 problèmes variés et de difficulté graduée », précise sa publicité.

Le 6 mai 1925, le pionnier de la Cruciverbie hexagonale fonde le Gril Hebdomadaire, la première revue de mots croisés proprement dite : une feuille de quatre pages qui paraît avec un édito du maître, quelques pavés publicitaires et des concours à variantes (possibilités à certains endroits de caser des solutions se ressemblant mais dont une seule est juste).

Le projet fait long feu et Tristan Bernard se replie sur le Journal des mots croisés que vient de créer sa talentueuse disciple Renée David, auteure de la fameuse définition du mot ENTRACTE : « Vide les baignoires et emplit les lavabos ».

En 1928, il persiste et signe en lançant (…) le Gril littéraire, puis la Grille mensuelle. Non sans avoir préfacé le Lexique et le Panlexique mnémonique (l’ancêtre du dictionnaire des mots croisés d’aujourd’hui), le fondateur de l’école française des mots croisés continuera à composer pour les autres, avant de céder peu à peu ses rubriques à Renée David ».

• ci-dessous la une et la dernière du n°9 du Gril Littéraire, du 1er novembre 1928 (Exposition de Jean Rossat sur l’histoire des mots croisés) :

 

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Mots croisés autour du livre

LIVRE-COUV05Sources introuvables, mots inconnus : certaines solutions du Livre « La Haute-Savoie par les mots croisés » vous demeurent mystérieuses, même après les avoir lues à la fin de l’ouvrage ? Nhésitez pas à demander ici des explications et à provoquer le débat. Cette page sert à ça.