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On ne croisera plus les mots avec Jean-Marie Colasse

Jean-Marie Colasse (à gauche au 1er plan) lors des 1ers Fabuleux Cruciverbistes de Château-Thierry en 2013.

Sur la photo ci-dessous, prise à la salle Michel-Audiard lors du festival d’Eu en 2004, Jean-Marie Colasse planche sur une grille du Grand Prix Open et va d’ailleurs la terminer largement dans les temps, comme il savait bien le faire, se qualifiant du même coup pour le tournoi sur tableaux de l’après-midi. Ce Normand, résidant alors à Petit-Quevilly avant de rejoindre Sotteville-lès-Rouen, était un fervent adepte de mots croisés, puis de la scène eudoise où cet acteur de stature imposante jouait souvent les premier rôles. Ces deux derniers résultats en terres séquanomarines : une 10e place lors de l’épreuve sur tables, en 2009 comme en 2010 (année où il terminera également 9e en duo). Sa dernière présence dans un festival date de 2013, quand, sevré sans doute de rendez-vous près de chez lui, il était venu participer aux « Fabuleux Cruciverbistes » de Château-Thierry (30e du Grand Prix individuel et 13e du tournoi par équipes). Il s’était enfin réjoui de l’organisation des « Cruciverbistes en Seine » en septembre 2017, qui lui donnait l’occasion de se remettre dans le bain et de retrouver ses partenaires de réplique. Il avait même confirmé son inscription, mais avait dû finalement renoncer à cause de ses problèmes de santé.

Fidèle de la revue Eskimos, longtemps celui des Crucicrèmes, vaillant et inconditionnel défenseur de la cause de votre serviteur, il a malheureusement perdu son dernier combat contre une maladie qu’il a pourtant longtemps défiée. Jean-Marie Colasse nous a quittés en ce début de février. La communauté festivalière va penser à lui lors des prochaines manifestations, ainsi qu’à Marie-Claire, son épouse. Sur un réseau social, il se surnommait lui-même « Corsaire » Colasse. Et ce corsaire-là était un redoutable croiseur de mots.

Jean Rosssat




Françoise Fourré s’en est allée

Françoise Fourré au Festival d’Is-sur-Tille en 2010

Françoise Fourré est décédée ce vendredi 13 octobre 2017, à l’issue — comme on dit — d’une longue maladie qu’elle aura défiée avec courage, avant de devoir abandonner la partie. Amoureuse de la langue française et aussi de celle de Shakespeare qu’elle avait enseignée, Françoise était aussi une passionnée de mots croisés. Abonnée de longue date à la revue Eskimos, elle a participé, bon an mal an, à chacun des festivals des villes en 2 lettres (Is-sur-Tille, Eu et Aÿ-Champagne), et aux autres qui ont poussé ici et là en terre de France :  « Les Croisades d’Oc » à Villeneuve-Tolosane, « Les Croisés de Raimbaud de Vacqueyras »  ou  « Les Fabuleux Cruciverbistes » à Château-Thierry, dont l’édition 2015 a marqué sa dernière sortie.

Excellente festivalière dans l’esprit, elle aura été également de nombre d’après-festivals, à discuter et rire jusque tard le dimanche soir. Car pour elle, croiser les mots c’était bien sûr aussi échanger avec des amis. Son départ va laisser une place vide dans les salles des concours, des tournois, ainsi qu’à la joyeuse tablée des cruciverbistes.

En ce moment difficile, toute notre sympathie va à sa famille. Domiciliée à Auxerre, Françoise Fourré a été inhumée vendredi 20 octobre à Cézy dans l’Yonne.




À Passy, on s’est passé le mot !

Au pied du mur des mots, la cordée des cruciverbistes

Avec le guide des mots Jean Rossat, la cordée des cruciverbistes a une nouvelle fois effectué une très belle course les 11 et 12 août 2017 à Passy. Dans le cadre du Salon du Livre de Montagne établi au pied du mont Blanc, les visiteurs à la page ont pu parcourir ensemble une grille escarpée de 600 cases, jusqu’a atteindre le sommet : celui de la résolution complète. En écho à cette édition intitulée « Là-haut… des animaux », ils ont aussi résolu deux problèmes inédits de 100 cases « Au chaud, les marmottes » et « Pas touche au patou » (où ils auront reconnu la patte de l’auteur).

Histoire  de prolonger ce moment sur les cimes, beaucoup ont emporté à la maison des recueils du plus montagnard des verbicrucistes. Dans la poche ou le sac à dos, selon le format de l’ouvrage choisi.